24 HEURES AU VILLAGE. "Ça va être une course incroyable à vivre !"

24 HEURES AU VILLAGE. "Ça va être une course incroyable à vivre !"

L’INTERVIEW DU JOUR. Les confidences de Joseph Bizard

Une course unique. « C’est beaucoup plus qu’une course au large : c’est l’un des derniers défis possible sur terre. On ne retrouve cette dimension dans aucun autre sport. Nous souhaitons que chacun parvienne à ressentir l’émotion des grandes aventures humaines et ce supplément d’âme que l’on ne rencontre dans aucun autre sport. Et nous espérons que tous les acteurs et les visiteurs pourront dire ‘j’étais là au moment de la première édition de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest’. »

Une dimension en plus. «_ Il y a une grande part d’inconnu et c’est ce qui fait le côté mythique de cette course. C’est aussi, nous le voyons, l’un des moteurs de ces marins exceptionnels. Cette dimension donne une saveur particulière au projet. On pourrait la comparer à la conquête spatiale : ils sont plus nombreux à avoir marché sur la lune (douze) qu’à faire ce tour du monde (ils ne sont que quatre à l’avoir bouclé sans arrêt en solitaire et en multicoque). Et précisément, par-delà la démesure de l’événement, l’inconnu de l’épreuve s’appréhende, se gère et se maîtrise. Il ne fallait pas moins que des teams aussi expérimentés et quelques-uns des meilleurs marins du monde pour relever un tel défi._ »

Des concurrents à part. « Nous avons quasiment ici alignés tous les bateaux capables de faire ce tour du monde, et tous les marins en capacité de le réaliser. Ils ne sont pas si nombreux à avoir l’audace de faire face à cet incroyable défi, à jouer autant avec leurs limites et à sortir de leurs zones de confort. Tous ont des caractéristiques propres et des histoires très différentes. C’est ce qui va faire le sel de cette course, entre des bateaux très performants qu’il faudra gérer dans la durée, et des bateaux fiables à pousser au maximum de leur potentiel pendant près de 50 jours autour du monde… Ça va être une course incroyable à suivre ! »

Le travail en amont. « L’ouverture du village, vendredi, a été l’aboutissement d’années de travail. Derrière ce succès qui s’annonce, il y a des équipes de passionnés, celles d’OC Sport Pen Duick emmenées par le chef de Projet de l’événement Clément Faisnel, celles du groupe Télégramme, mais aussi celles de nos agences – RIVACOM, Nefsea et Polaryse, Prosemium, SIWA. Tous ressentent une très grande fierté à vivre ces premiers jours de village, à voir le public qui répond présent, le partage entre les visiteurs et les marins. Ça fait deux ans que l’on s’emploie avec un niveau d’exigence très élevé à proposer une première édition à la hauteur de l’exploit que vont réaliser ces marins et leurs équipes. On a qu’une occasion de faire une magnifique première impression. S’il est trop tôt pour tirer des conclusions, je crois que c’est pari tenu ».

Les animations après le départ. « À partir du départ dès le 10 janvier, le public brestois pourra continuer de vivre la course et suivre tout ce qui se passe sur l’eau dans un village événementiel installé à l’Atelier des Capucins. Un espace constitué de trois zones : une consacrée au développement durable (voir par ailleurs), une dédiée au PC course pour suivre l’évolution de la compétition et un plateau télévisé dans lequel sera diffusé deux émissions par semaine ».

L’engagement des partenaires. « Sur un tel projet, la collaboration n’est pas un vain mot. Pour qu’un tel événement puisse avoir lieu, il y a le travail de tous les marins, de leurs teams et puis tous les partenaires qui ont contribué à l’élaboration de l’événement. Avec eux, nous avons coconstruit collectivement ce projet et ça a été un travail énorme avec un niveau d’exigence très élevé. Nous avons eu beaucoup de plaisir aussi à penser et réaliser ce qui va assurément être un événement unique dans l’histoire »

Les démarches RSE. « En tant qu’organisateur, on s’attache à accompagner l’évolution positive de nos grands événements en matière environnementale. Nous l’avons orchestré en trois volets principaux. D’abord promouvoir et maximiser notre impact positif. Nous avons un sport fabuleux empreint de respect pour ces grands espaces qui nous faconnent et nous fascinent. On s’attache ainsi à raconter au plus grand nombre la préservation des océans (avec l’exposition conçue avec SurfRider-ONG Partenaire- et l’Ifremer présentent sur le village du Quai Malbert ainsi qu’aux Capucins). Par ailleurs, c’est agir concrètement pour limiter l’empreinte de l’événement en travaillant sur le bilan carbone, le tri et l’interdiction des goodies, le programme Natura 2000… Enfin, en engageant autour de nous l’ensemble des parties prenantes de l’événement dans une prise de responsabilité collective via l’ensemble des chartes que nous avons signées avec nos partenaires, nos exposants afin tous s’engagent dans cette dynamique vertueuse."

La pérennité de l’épreuve. « Toute notre énergie est concentrée sur cette première édition parce qu’on sait qu’elle a tout le potentiel pour être un très grand succès. À nous de la magnifier et de donner à voir ce qu’est cette magnifique épreuve. Mais nous nous inscrivons aussi dans le temps long, et nous préparons l’avenir. Nous voulons que ce soit le début d’une grande histoire pour de nombreuses éditions encore. Nous d’ailleurs déjà engagés avec nos principaux partenaires, dont Arkéa, Brest, la Région Bretagne et le département du Finistère pour la prochaine édition. »

LE REGARD DE… Yves Parlier

Il fait partie des grands noms de la course au large, de ces personnalités qui enchantent les imaginaires et qui disent beaucoup du dépassement de soi. Yves Parlier était « l’extraterrestre » (son surnom chez les marins). Pendant le Vendée Globe 2000-2001, il a résisté aux 50es Rugissants sans mât-aile, il s’est nourri d’algues et de poisson volant, est allé au bout et est devenu une légende. C’est un éternel sourire aussi que les visiteurs ont la chance de croiser depuis l’ouverture du village. Il est venu saluer son ami, Thomas Coville et est revenu ce dimanche.

« Ce tour du monde, c’est la suite logique des évolutions de la course au large, nous a confié Yves. Lors de la création du Vendée Globe en 1989, il y a eu ce même esprit de pionniers. On se demandait qui est-ce qui arriverait à boucler la boucle. Là, on se pose la même question. Même s’ils vont très vite, je pense que la vie à bord des Ultims est moins extrême que sur les IMOCA. Mais ce sont des bateaux très complexes. C’est une grande première d’aller aussi loin dans les latitudes sud, dans la durée… Vont-ils tenir ? Ça s’annonce passionnant !»

CE QUE VOUS NE SAVEZ PEUT- ÊTRE PAS SUR… Armel Le Cléac’h

Vainqueur et recordman du Vendée Globe (2017), récent lauréat à la Transat Jacques Vabre (2023), Armel Le Cléac’h s’apprête à disputer son 4e tour du monde mais le 1er en Ultime. À la différence d’autres skippers, lui ne bénéficie pas des conseils d’un préparateur mental. Sa façon à lui de se préparer pour le Jour J ? Avoir la garantie de maîtriser au maximum le plus d’éléments possibles avant le grand départ. « Je tente de cocher toutes les cases, explique-t-il. Ce que je recherche avant tout, c’est une forme d’équilibre en préparation physique, technique, en matière de récupération aussi». Un puzzle à assembler, case par case qu’il compare parfois « au travail en amont d’un spationaute avant le décollage d’une fusée».

LE COIN DES PARTENAIRES. Le Finistère, « là où s’écrit l’avenir de la course au large »

Avec 2 263 km de côtes, le Finistère est le premier département maritime de France. Le nautisme est une filière majeure en matière d’emplois mis aussi à travers ses valeurs d’innovation, de solidarité, de performance et de dépassement de soi. «Le Département du Finistère est particulièrement fier de soutenir la filière nautique et les courses emblématiques pour faire vivre les valeurs de la voile et rappeler que l’avenir de la course au large s’écrit dans le Finistère, confirme Maël de Calan, Président du Département du Finistère. Nous sommes ravis d’accompagner l’ambitieux projet que constitue l’ARKEA ULTIM CHALLENGE - Brest. Ce défi extrême encore jamais relevé́ promet une aventure unique, inspirante et une bataille passionnante sur les océans du globe. C’est un nouveau chapitre de la course au large qui s’ouvre avec le départ des six marins bretons à la barre de ces géants des mers. Bon vent aux skippers qui s’élanceront dans cette épopée le 7 janvier prochain ! »

LES TEMPS FORTS DE DEMAIN

10h : Ouverture du village
15h30 – 16h30 : Journal de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest (Sant Erwann – Scène ULTIM)
19h : Tirage au sort – Région Bretagne
18h-3h30 : Soirée concert avec Pao Bran, Noble Sauvage et DJ Yepper

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