24 HEURES AU VILLAGE. La belle complicité entre les skippers et le public

24 HEURES AU VILLAGE. La belle complicité entre les skippers et le public

L'INFO DU JOUR. Éole s’invite à la fête

Les skippers n’ont pas encore les yeux rivés sur les fichiers météos. « Quand ce sera le cas, on commencera vraiment à entrer dans la course », confiait Anthony Marchand (Actual Ultim 3) hier. Ce sont les organisateurs en revanche qui regardent avec attention l’évolution de la météo et pour cause : le ciel s’est assombri ce samedi après-midi et le vent s’est mis à souffler, fortement. Des conditions qui ont obligé à prendre des précautions et à fermer le village dès 15 heures pour des raisons de sécurité. Néanmoins, ils étaient encore nombreux à arpenter les allées de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE - Brest. Tous ont pu également approcher les skippers puisqu’une présentation s’est tenue en fin de matinée sur la scène.

La foule s’est massée sous la tente de Sant Erwann où a été dressée la scène ULTIM. La diffusion de vidéos a contribué à capter l’attention de la foule. « Ces marins, ce sont des convoyeurs de rêve », explique sur scène Audrey Troterau, directrice communication chez Crédit Mutuel Arkéa. François Cuillandre, Maire de Brest et Président de Brest Métropole, évoque « des marins exceptionnels et des histoires exceptionnelles ». « Ces athlètes permettent à tous les gens de rêver », abonde Olivier Le Bras, Conseiller Régional de Bretagne. Elisabeth Guillerm, Conseillère Départementale du canton de Landivisiau salue « les valeurs d’engagement, de courage, d’effort et de dépassement de soi ».

« Prendre le départ, un merveilleux cadeau »

Les skippers se sont ensuite succédés sur scène. Les applaudissements nourris des spectateurs ont alors contribué à réchauffer l’atmosphère. Premier à se présenter face à la foule, Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI) parle d’un challenge « plus fort, plus difficile » que tous les autres. Tom Laperche (SVR-Lazartigue), dont le bateau n’est pas encore arrivé à Brest, lui a succédé. « Normalement c’est bon pour être dans les temps, on espère être là vendredi pour le mieux, confie-t-il. Notre histoire avec ce tour du monde aura commencé par un contre-la-montre avec un travail énorme de toute l’équipe. Prendre le départ, c’est un merveilleux cadeau ».

Autre bizuth, autre sourire : Anthony Marchand (Actual Ultim 3). « Merci à vous d’être venu hier, j’ai été impressionné par l’accueil », lâche-t-il en regardant la foule. « Ce sont des bateaux extraordinaires mais il faut essayer de désacraliser leur taille. C’est bizarre de se dire qu’on va régater en solitaire sur ces bateaux-là… » Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild), lui, a insisté sur « le plaisir du bord » : « le fait de voler nous a fait gagner en vitesse mais aussi en confort, comme si on ajoutait un amortisseur à une voiture. À bord, c’est rare les moments où on souffre ».

Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) en sait quelque chose, lui qui a disputé huit tours du monde, cinq en multicoque et qui compte un record autour du monde (49 jours en 2016). « On est tous face à une montagne, modestes et humbles, confie-t-il. La question, c’est surtout de savoir qui ira au bout et comment ».

Le bateau sur lequel Thomas Coville réalise son record en 2016, c’est l’actuel ULTIM ADAGIO d’Éric Péron, le dernier à s’être présenté sur scène. « Être au départ, c’est la concrétisation d’un rêve, explique-t-il. J’ai acquis de l’expérience au fil de l’année pour faire un défi qui me dépasse et c’est celui-là » .

Après une photo réunissant les six marins, tous ont pris part à une séance de dédicaces. Un moment convivial et heureux, où les marins ont échangé sourires, regards complices et fait le plein d’enthousiasme.

L’INFO QUE VOUS NE CONNAISSIEZ PAS SUR… Anthony Marchand

L’école a du bon et peut tout changer. Anthony Marchand peut en avoir la conviction. Jeune, il a un temps joué au football sans vraiment adhérer. Et puis il y a eu ces cours de sport dispensé le mercredi après-midi par son école justement. C’était à Plérin, au nord de Saint-Brieuc. Le skipper d’Actual Ultim 3 raconte la suite : « on m’a proposé de participer à des activités extrascolaires et j’ai choisi la voile. J’ai commencé sur un Optimist pour m’amuser». Rapidement, un moniteur lui propose de disputer une compétition. « J’en ai alors fait une, je l’ai gagnée et je n’ai plus arrêté ». Anthony avait alors 8 ans. Il a désormais 38 ans et s’apprête à s’élancer pour le plus grand challenge de sa carrière.

LE COIN DES PARTENAIRES. Brest, « l’excellence maritime »

C’est une ville qui tient à son identité forte, son ADN maritime, son sens de l’accueil pour tous ceux qui bravent régulièrement les éléments. Brest est un port de prédilection pour nombre de marins. Depuis les années 1980, la ville est celle des départs des grands records. «_ Il y avait depuis longtemps l’envie d’accueillir ici une grande course nautique et nous sommes mobilisés de longue date pour cette première édition de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest, confie le Maire de la ville et Président de Brest Métropole,_ François Cuillandre. _ Ici, on pratique l’excellence maritime et la passion du grand large._ »

LES TEMPS FORTS DE DEMAIN
(sous réserve lié aux conditions météos)
10h : Ouverture du village
15h30 – 16h30 : Journal de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest (Sant Erwann – Scène ULTIM)
19h : Tirage au sort – Région Bretagne
18h-3h30 : Soirée animée par Tuxedo

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