Indien tonique, Pacifique relevé

Indien tonique, Pacifique relevé

Samedi, à 15h04 TU (16h04 HF), Anthony Marchand a passé la porte de référence de son escale technique. Les membres du team ont profité des 24 heures d’arrêt contraint pour non seulement libérer l’Actual Ultim 3 de son foil bâbord endommagé, mais aussi pour réparer tout ce qui pouvait l’être durant ce délai. « Le pari de repartir en respectant le temps minimum d’escale imposé par le règlement de course a donc été tenu, s’est réjoui Anthony Marchand sur l’eau. Les gars ont bossé sans relâche dès l’arrivée du bateau. Tout s’est passé extrêmement vite mais tout est à présent rentré en ordre de marche. Le bateau ne repart pas à 100% de son potentiel mais il repart sain, ce qui est essentiel pour moi avant d’attaquer la traversée des océans Indien et Pacifique ».

C’est sur un bateau, certes privé d’un appui hydrodynamique, mais en ordre de marche après un check-up complet, qu’Anthony Marchand a repris sa route avec sérénité. Ce dimanche matin, il naviguait vers le sud-est, cherchant à rejoindre à vive allure les latitudes les plus basses, puisque les conditions le lui permettent.

Cette nuit, les réparations ont dû débuter à bord de Adagio. Depuis que Éric Péron a signifié son intention de faire escale, son équipe technique est à pied d’œuvre. Depuis Lyon, le préparateur Elliott Le Dem a mis le cap sur l’Afrique du Sud vendredi ; le même jour, la pièce à remplacer dans le système de safran était livrée après usinage ; le lendemain, le boat captain Loïc Le Mignon quittait Brest pour Le Cap, la pièce dans la valise ; hier, Éric Péron ralliait Cape Town, qu’il aura le droit de quitter à partir de 18h57 ce dimanche, conformément aux 24 heures d’immobilisation imposées lors d’une escale technique.

Ultim Maxi Banque Populaire en course sur l'eau

Du vent et beaucoup de mer

Les trois solitaires aux avant-postes bataillent ferme dans des conditions conformes à ce que sont les mers du grand sud. Dans l’océan Indien, Armel Le Cléac’h et Thomas Coville ont affaire à des vents dépressionnaires qui viennent de l’ouest, et à une forte houle à laquelle ils cherchent à échapper en empannant régulièrement juste au-dessus de la ligne orthodromique (un hasard) et de la zone des glaces (une contrainte). Crédité d’une vitesse moyenne plus élevée, le Maxi Banque Populaire XI a gagné du terrain sur Sodebo Ultim 3 ces derniers jours. Un peu plus de 700 milles les séparent au cœur de cette séquence engagée.

Dans l’océan Pacifique, depuis cette nuit, Charles Caudrelier navigue lui aussi au plus près de la route théorique. À l’avant d’une dépression, le leader progresse à 32 nœuds, maîtrisant sa monture dans une mer formée. Si, sans mettre l’intégrité de son Edmond de Rothschild en danger, il parvient à rester à l’avant de cette dépression, Charles Caudrelier devrait creuser encore l’écart avec ses poursuivants. Le record de la traversée de l’océan Indien d’ouest en est, conquis cette nuit, est venu sacraliser l’épatante performance qu’il déroule depuis le 7 janvier dernier.

À lire aussi

Partenaire Titre

Partenaires Principaux