Les ETA dans tous leurs états

Le franchissement du cap Horn par Charles Caudrelier, hier, permet désormais de se projeter des ETA (Heure estimée d’arrivée) et des TPE (temps de passage estimé, néologisme maritime).
Les pincettes sont fournies avec cet article. Ces données, corroborées par les cellules de routage pour certaines d’entre elles, n’ont qu’une valeur indicative : il suffit qu’un grain de sable vienne mettre son grain de sel pour que s’affalent les plus belles prévisions.
La plus imminente concerne Anthony Marchand est demandé dans l’océan Pacifique. Pour le skipper de Actual Ultim 3, le changement d’océan devrait s’opérer, à hauteur du cap du sud-est, ce jeudi matin. À 18 heures ce mercredi, il n’en était plus qu’à 350 milles, et il avançait à près de 30 nœuds.
Éric Péron, qui plonge actuellement plein sud pour se placer à l’avant de la dépression qui va le mener au cap Leeuwin ce vendredi 9 février au matin probablement. En ce mercredi soir, à bord de Adagio, il est à près de 800 milles de l’objectif.
Armel Le Cléac’h, qui navigue à 2300 milles du cap Horn, devrait pouvoir maintenir de belles moyennes, proches des 800 milles par 24 heures, ce qui lui permettrait de quitter l’océan Pacifique pour l’Atlantique sud ce dimanche dans la matinée. En retrait, de 400 milles, Thomas Coville devrait passer le cap Horn une nouvelle fois dans la nuit de dimanche à lundi.
Pour ce qui concerne Charles Caudrelier, la projection se fait à plus long terme… et elle parle de Brest. Les fichiers météo ne sont pas suffisamment précis sur une si longue échéance pour que les prévisions puissent valoir vérité. Brest s’annoncerait pour l’heure entre vendredi 23 et samedi 24 février.