Tom Laperche à la rencontre des élèves brestois

Le skipper est rentré en France depuis plus de quinze jours. Après avoir été au coude-à-coude en tête de course tout au long de la descente dans l’Atlantique, un choc avec un Oani l’avait obligé à faire escale à Cape Town puis l’avait contraint à l’abandon. Désormais, l’équipe SVR-Lazartigue s’active pour réparer le bateau et permettre de se projeter sur les futurs rendez-vous. Tom Laperche, lui, est revenu sur ses aventures dans les médias, a notamment participé à l’émission ‘Ultim Live’ et s’est donc retrouvé ce mardi sous le feu des questions… Des élèves brestois.
« On a envie de rebondir vite »
Eux aussi ont suivi son aventure, sa préparation, son début de tour du monde, ses péripéties. Ils se sont également appuyés sur le programme pédagogique gratuit « La Course Bleue », créé par le fonds de dotation Kresk 4 Oceans en partenariat avec le Ministère de l’Education nationale et la Fondation de la Mer. Ludique et interactif « La Course Bleue » fournit aux enseignants et aux enfants des ressources pédagogiques pour aborder les matières par le prisme de la course au large et sensibilise aux enjeux et solutions qui existent pour l’océan.
« C’est super sympa de s’adresser à des enfants qui sont sensibles à notre démarche et qui savent ce qu’on a construit » sourit Tom Laperche. D’ailleurs, leurs échanges se sont avérés particulièrement intéressants. «_ Ils avaient plein de questions très précises sur la vie à bord, les conditions, les bons et les mauvais moments, les animaux_ », s’amuse le marin. Il a d’ailleurs pris le temps d’évoquer son avenir. « On commence à y réfléchir parce qu’on a envie de rebondir vite et de participer à d’autres courses, explique-t-il face aux élèves. C’est un peu dur, il y a des hauts et des bas, mais ça fait partie du sport ».
« Avec eux, il n’y a aucun filtre ! »
Au fil des questions, ce sont toutes les matières scolaires que Tom a évoquées. Côté sciences, un mot sur l’environnement et la pollution : « On voit des gros morceaux au bord des côtes, mais le plus nocif, c'est les microplastiques, des petits morceaux qu’on ne voit pas et qui sont nocifs pour tous les animaux qui vivent dans l’eau ». Et ça se passe comment les jours de tempête ? « Déjà, on essaie de les prévenir au maximum. On sait qu’il va y avoir du vent fort et on s’adapte ! »
Côté géographie, le skipper dessine l’Hexagone au tableau et montre où se situent les îles Ouessant, Belle-Île-en-Mer, Houat… « Au large de Brest, il y a plein d’îles, beaucoup de courants, c’est sauvage et magnifique. » Côté orientation, il rassure, sourires aux lèvres : « On n’est pas obligé d’aller à l’université pour faire un tour du monde ».
Un moment à part donc, un sacré partage aussi. Victoire, l’enseignante, ne cache pas son enthousiasme : « C’était une super opportunité pour les enfants de pouvoir échanger avec lui ». Elle souligne aussi l’importance d’avoir expliqué l’échec, les doutes et la capacité de Tom à rebondir. «_ Il nous a parlé de la façon dont il a réagi après cet échec. Ça va faire du bien à tous les élèves qui ont du mal à accepter la défaite_ ». Le skipper ajoute : « J’ai apprécié leur vision d’enfants, leurs sourires, leurs rêves, leur énergie et leur spontanéité aussi. Avec eux, il n’y a aucun filtre et ça te pousse à ne pas en avoir non plus ». La salle de classe révèle à sa façon les tempéraments et les idéaux, ce qui n’est finalement pas si éloigné du large.
