Les records

Il faut du courage et une pointe de folie pour réaliser le tour du monde en affrontant les mers du globe. Certains l'ont fait et ont inscrit leurs noms dans l'histoire de la course au large avec des records autour du monde.

Les records

L'incroyable histoire d'un tour du monde singulier

Il fallait une immense dose de courage et un soupçon de folie pour aspirer à traverser les océans du monde à bord d'un multicoque, bravant ainsi la pression du temps. L'exploit de réaliser un tour du monde en bateau était initialement réservé aux monocoques. Après la Seconde Guerre mondiale, l'Argentin Vito Dumas a marqué l'histoire en accomplissant cette traversée en 272 jours en 1943, suivi de Sir Francis Chichester, qui, en 1967, a remporté la première course autour du monde (Golden Globe Race) en 226 jours.
Ensuite, une ère nouvelle a émergé avec l'avènement des multicoques.

Parcours

1973 : l’aventure à bord d’un multicoque en solitaire

Après avoir découvert la mer à 22 ans et s'être formé aux côtés d'Eric Tabarly, Alain Colas marque l'histoire en bouclant un tour du monde en 169 jours. En rachetant, Pen Duick IV, il souhaite être le premier marin à boucler un tour du monde en multicoque. Il se lance au même moment que les concurrents de la première Whitbread (course autour du monde, en équipage et en monocoque). Lors de sa traversée, le marin fait face à divers soucis techniques, subit une intoxication au gaz carbonique, s'arrête un mois à Sydney et traverse les mers du Sud. Malgré tout, il marque l'histoire en rejoignant Saint-Malo en 169 jours.

13 plus tard : un nouveau record ?

En 1986, Philippe Monnet s'élance en premier et marque l'histoire d'un nouveau record en réalisant le tour du monde en 129 jours malgré deux escales. Trois plus tard, en 1989, Olivier de Kersauson suit ensuite, faisant aussi deux arrêts et se retrouvant coincé dans le Pot-au-Noir. Il boucle finalement ce tour du monde en 125 jours, réduisant légèrement le record de 4 jours.

Les recordmen du nouveau siècle

Le tournant du XXIè siècle

Il faut attendre le XXIe siècle pour assister à un tournant impressionnant dans ce domaine. En effet, pour la première fois, un homme réussit à boucler le tour du monde sans escale, et cet exploit revient à Francis Joyon en 2004. Utilisant un bateau qui avait déjà réalisé une circumnavigation en équipage en 71 jours quelques années auparavant, Joyon accomplit l'exploit en 72 jours. Un an plus tard, Lady Ellen MacArthur, une Anglaise audacieuse, se lance à bord d'un navire spécialement conçu pour un tour du monde en solitaire et bat le record en le réalisant en 71 jours. En 2008, 4 ans après son exploit, Joyon, à son tour, relève le défi avec un nouveau bateau (IDEC II), sans générateur, atteignant une moyenne de 19 nœuds, et établit un nouveau record à 57 jours.

Ensuite, c'est au tour de Thomas Coville, qui tente à cinq reprises, deux menées à leur terme sans battre le record (2009, 2011) avant la consécration : 49 jours en 2016 et l’impression que « dix ans de travail se réalisent ». Même joie chez un skipper de 34 ans comblé. En 2017, François Gabart est le dernier à s’offrir le record en 42 jours. Comme lui, tous ceux qui sont allés au bout ont dû puiser dans leurs ressources, résister à la fatigue, aux avaries, aux doutes qui rongent et à la répartition des efforts.

Comme eux, les six concurrents de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest s’apprêtent à tout donner et à ne rien s’interdire.

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